« La dernière interview de l’année vient d’être bouclée
Et non sans mal
Vous nous avez donné du fil a retordre et de gros événements a couvrir ….
Ce qui ne reste pas sans joie ,je vous rassure

Pour cette dernière ,on vous présente un groupe qui nous tient a cœur
Tant son développement est brutal et mérité
Découvert au dernier et feu Greatfull Sound
Puis dans la cave de l’empo via ringwoods si nos souvenirs sont exacts
Kenkyuu nous a charmé par cette capacité de ne pas faire dans le conventionnel
A cheval entre les 60’s et une pop 80’s ce cocktail vous donne un coup de fouet
La ou tout le monde a échoué !
Wild Palms Motel est un incontournable
Le must have a mettre dans son panier de Noel
Pour en savoir plus et bien on s’est penché sur leur cas
Et voila le résultat en Interview…. »

François – Normanrock
http://rocknormand.wix.com/normandisk-rock


Beaucoup d’interrogation autour de ce nom …. explications…?

L’idée à la base était de trouver un nom qui reflète l’état d’esprit général du groupe et qui permette d’être clairement identifiable,sur Internet ou ailleurs. D’horizons musicaux assez différents, nous étions alors en pleine phase d’expérimentation. KENKYUU, qui signifie « recherche » en japonais, nous a immédiatement accrochés.

Wild Palms Motel sonne très fin 60’s et pourrait faire partie d’une B.O d’un film de Tarantino, c’est ce genre de film comme Pulp Fiction qui vous a inspiré ce titre ?

Merci pourla référence ! En fait, Wild Palms Motel est né de plein de bouts d’influences cinématographiques et littéraires. Pour n’en citer que quelques unes : David Lynch (Twin Peaks, Mulholland Drive), les romans noirs de James Ellroy, Lisa Tuttle (Gabriel), l’oeuvre de Stephen King en général, etc… L’idée était de développer,autour des textes qui composent cet album comme autant de chambres du Motel, l’atmosphère correspondante, à la manière effectivement d’une BO de film (dans la mesure de nos humbles moyens). Ces histoires, mêlant réalité, mélancolie, fantastique et mélodrame, se déroulent dans une Amérique imaginaire phantasmée, dans une période aujourd’hui disparue, que l’on pourrait situer pendant les 50’s/60’s (mais pas que…), d’où notre coloration, entre sonorités et réverbes caractéristiques d’une certaine époque et des ambiances, disons, plus actuelles.

Votre album marche plutôt pas mal, envie de faire un autre album? Où en êtes-vous de ce côté?

Quand on fait de la musique, on a forcément envie, à un moment ou à un autre, de la partager. Donc, oui un second album est plus que souhaité, dès lors que nous aurons assez de matière…Des nouvelles compos sont en construction, les arrangements sont encore à affiner, mais on avance.

Justement pour financer ce deuxième album ; mettrez-vous à contributions vos fans (crowdfunding)?

Pourquoi pas… Pour le 1er album, nous avions déjà opté pour la prévente mais de manière informelle(Facebook et kenkyuu.fr). Peut-être passerons-nous par une plateforme dédiée la prochaine fois… Reste à voir si ce type de dispositif peut fonctionner efficacement dans notre cas.

On revient sur cet album, quel titre vous fait le plus vibrer quand vous le jouez ?

Nous ressentons énormément de plaisir à jouer l’ensemble des titres de cet album.A vrai dire, ce qui est particulièrement excitant, enthousiasmant, c’est la réaction du public pendant un concert. Quand un titre fait vibrer l’auditoire,nous entrons en résonnance avec ce dernier et c’est parti pour les «good vibes » chez nous !
A cet égard, le final de « Flight »sur scène reste toujours un moment très fort pour la bande !

La pochette nous rappelle Bagdad Café, illusion ou fait exprès là aussi ?

Effectivement, même si la référence à Bagdad Café est un fait du hasard. La photo nous a plu car elle reflétait bien le titre et l’ambiance que nous avions en tête pour l’album. Il est vrai que notre Wild Palms Motel pourrait très bien se situer à Newberry Springs !

En matière de référence musicale, on suppose que chacun a la sienne mais y’en a-t-il une plus commune a tous?

Pas vraiment …Dans le groupe, personne n’écoute la même musique. C’est réellement le métissage de nos sensibilités musicales qui a progressivement forgé notre identité actuelle.

Alors cette question est la question matos , Kenkyuu joue sur du beau voire de l’exceptionnel, décrivez nous vos instruments employés …?

Marius, le batteur en chef, martèle sa DW Collector, sa caisse claire Tama Starclassic Maple et ses cymbales Zildjian K Custom et Sabian HH.

Kristof le bassiste joue sur une Fender Jazz Bass, Christophe le guitariste sur une Meloduende réalisée selon ses spécifications et sur ampli Fender HotRod DeLuxe.

Ludovic utilise une Fender Jaguar, sur ampli Orange Thunderverb 30, ainsi qu’un ebow, pour un usage ponctuel.

Côté effets des deux guitaristes, rien que du très classique : overdrive, réverbe, delay, tremolo, phaser sont au menu chez l’un ou chez l’autre en fonction des besoins .

Au cours de notre dernière entrevue , vous avez laissé supposer une trêve au niveau des lives, Kenkyuu en fera quand même à titre exceptionnel ou pas ?

Nous avons choisi de nous consacrer totalement à la composition de quelques nouveaux morceaux jusqu’à la fin de l’année. Compte tenu de nos emplois du temps respectifs,il nous est en effet difficile de nous libérer suffisamment de temps pour gérer à la fois le travail de création de nouveaux titres et la préparation des concerts. Rendez-vous en 2015 !

Epilogue est un titre très floydien et totalement différent du reste de l’album, est-ce pour nous orienter vers une autre source que pourrait être vos prochains titres?

C’est bien possible… Epilogue est une pure improvisation, réalisée en une seule prise, à la fin d’une journée d’enregistrement de l’album, puis remise en forme avec l’aide de David Fontaine. En dépit des quelques imperfections de ce titre, liées au contexte de sa création, nous avons souhaité l’intégrer car il s’avère très représentatif de notre état d’esprit actuel. En effet, notre son, nos envies évoluent naturellement avec le temps et rien n’est jamais figé. En l’occurrence, nous avons très envie de pousser plus loin les ambiances esquissées dans « l’épilogue » de ce premier album.

Cette dernière question est la vôtre , remerciez ou unlikez qui vous voulez …?

A nos conjoints et familles respectives pour leur soutien constructif et leur patience, à David Fontaine pour son accompagnement et ses précieux conseils, à toutes celles et ceux qui nous supportent et nous encouragent dans notre projet (ils/elles se reconnaîtront), à Normanrock et aux médias locaux qui oeuvrent infatigablement pour promouvoir les groupes locaux : un ENORME Merci à vous tous !